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Aliments importés, 2 161 milliards FCFA dépensés par la Côte d’Ivoire en 2024

Mis à jour le 28 janvier 2026
Publié le 28/01/2026 à 4:05 , , , , , , , , , , , , ,

En 2024, la Côte d’Ivoire a consacré 2 161 milliards FCFA aux aliments importés. Les données sont de la direction générale des Douanes, compilées par la DSEE.

 

Ce montant correspond au total des importations alimentaires, tous produits confondus.

Il reflète une dépendance encore marquée à l’extérieur pour couvrir une partie importante de la consommation nationale.

Les aliments les plus importés et leur origine

Selon l’analyse de Sika Finance, à partir des statistiques douanières, plusieurs produits dominent la facture alimentaire ivoirienne en 2024.

Le riz arrive en tête, avec 610 milliards FCFA d’importations. La Côte d’Ivoire s’approvisionne principalement en Asie, notamment en Inde, au Vietnam, en Thaïlande et au Pakistan.

Ces pays dominent le marché mondial du riz et figurent régulièrement parmi les principaux fournisseurs.

Le poisson, deuxième poste alimentaire, représente 518 milliards FCFA.

Ces importations proviennent majoritairement de l’Union européenne, mais aussi de pays d’Afrique du Nord comme le Maroc et de partenaires de la façade atlantique.

Des achats qui permettraient de compléter une production locale insuffisante face à la demande.

Le blé tendre, importé à hauteur de 138 milliards FCFA, provient essentiellement de pays à forte capacité céréalière, notamment la France, la Russie et le Canada.

La Côte d’Ivoire ne produisant pas de blé, cette dépendance est structurelle.

Le pays importe des viandes et abats comestibles pour 100 milliards de FCFA.

Cela, principalement depuis l’Union européenne et l’Amérique latine, notamment le Brésil, où les filières d’élevage sont fortement industrialisées.

Le pays importe également des boissons pour 93 milliards de FCFA, ainsi que du tabac et ses dérivés pour 89 milliards de FCFA.

Ces produits proviendraient en grande partie de l’Europe et de certains pays d’Asie, via des circuits industriels et commerciaux bien établis.

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Les fruits et légumes frais et secs, pour 68 milliards FCFA, sont importés selon les saisons, notamment depuis des pays du Maghreb, d’Europe du Sud et parfois d’Amérique latine, afin de compléter l’offre locale.

Le sucre et les produits de sucrerie (64 milliards FCFA) proviennent principalement de pays disposant d’une industrie sucrière développée, en Europe et en Amérique du Sud.

La Côte d’Ivoire importe le lait et les produits de la laiterie pour 56 milliards de FCFA, ainsi que la farine pour 27 milliards de FCFA, majoritairement depuis l’Europe et l’Amérique du Nord.

Pourquoi le total alimentaire est plus élevé que la somme des produits listés

L’addition de ces principaux postes atteint environ 1 763 milliards FCFA.

Le total officiel des aliments importés est de 2 161 milliards FCFA, publié par les Douanes, inclut toutefois d’autres produits alimentaires moins détaillés individuellement dans les tableaux de synthèse.

Il s’agit notamment de conserves et préparations alimentaires, des huiles et produits transformés. Et également des denrées spécifiques importées en volumes plus modestes.

Les Douanes communiquent donc un total agrégé, tandis que Sika finance isole les postes les plus significatifs.

Une dépendance alimentaire bien identifiée

À eux seuls, le riz et le poisson représentent plus de la moitié de la facture alimentaire importée.

Cette situation expose le pays aux fluctuations des prix internationaux, aux coûts du transport maritime et aux aléas géopolitiques.

Elle souligne aussi l’enjeu stratégique du développement de la riziculture, de l’aquaculture, de la transformation locale et des filières agroalimentaires.

Afin de réduire progressivement cette dépendance extérieure.

Eirena Etté

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